Gérer la prairie de votre cheval

Votre prairie aura de temps en temps besoin d’être renouvelée. Soit vous la renouvelez entièrement, soit par un sursemis de la prairie existante. Nous vous recommandons de la renouveler entièrement une fois tous les 5 ans et de la sursemer chaque année.

Comment gérer la prairie de mon cheval

Semis d’une nouvelle prairie

Comment ?

  • Éliminez d’abord les mauvaises herbes qui sont présentes es masse (par application d’un herbicide total)
  • Labourez ou bêchez la terre ensuite à 18 cm de profondeur.
  • Ensuite, il faut travailler soigneusement la terre pour obtenir une surface plane ; la couche supérieure (1 à 2 cm) doit être finement travaillée.
  • Le sol est à présent prêt pour le semis. Veillez à répartir soigneusement les semences sur la terre, et à les enfouir superficiellement. Sur sol sec, un premier passage avec rouleau sur les semences permet d’obtenir un lit parfait de germination.
  • Un second passage, dès que l’herbe a quelques centimètres, assure à la végétation une densité suffisante.

Combien de semences ?

Prévoir une densité de semis allant de 50 kg à 60 kg par ha (6 à 8 grammes par m²). Privilégiez l’utilisation d’un semoir mécanique pour des parcelles importantes ; les petites parcelles peuvent être semées à la main.

À quelle saison ?

Le renouvellement de la prairie se fait de préférence en août-septembre. C’est alors que la température est idéale, et que le sol présente une température et une humidité optimales pour la germination du mélange de semences. Début octobre est la période ultime, pour éviter que la jeune végétation ne souffre du gel.

Comment gérer la prairie de mon cheval

Sursemis d’une prairie existante

Une prairie existante peut également être améliorée par un sursemis. Les semences de Verla Horseseed sont alors réparties dans la végétation existante.

Comment?

Pour réussir un sursemis, l’herbe de la prairie sera d’abord fauchée ou pâturée bien courte. La couche superficielle du sol sera alors ameublie à l’aide d’une herse ou d’un râteau.

Combien de semences ?

Un sursemis à la machine se fait à raison de 30 à 40 kg/ha (3 à 4 grammes par m²). Les petites parcelles peuvent être semées à la main. Pour les plus grandes il est recommandé de le faire mécaniquement.

À quelle saison ?

Le sursemis se fait idéalement très tôt au printemps en mars/avril. Les semences germent alors plus vite que ne se fait la reprise de l’ancienne végétation.

Pourquoi votre praire a besoin d’un mélange de semences spécial ?

Les mélanges de semences les plus courants et les plus vendus sont surtout destinés aux bovins. Ces mélanges contiennent surtout du raygrass anglais dont les caractéristiques sont une croissance rapide, richesse en protéines et plutôt pauvre en structure. De tels mélanges conviennent moins aux chevaux, leurs aliments contenant déjà trop de protéines.

Leurs besoins sont plutôt basés sur une herbe qui contient suffisamment de structure. De plus, ces mélanges ne résistent pas bien à la façon dont les chevaux broutent. Les bovins arrachent l’herbe de la langue, tandis que les chevaux la mordent des dents et au ras du sol.

L’herbe pousse à partir de son “point végétatif”, le point où les feuilles sortent de la tige. Si le point végétatif est mangé, l’herbe peine à repousser. Un bon mélange prairie pour chevaux contiendra, dès lors, des espèces, à point végétatif très bas, qui reprennent beaucoup plus vite après le pâturage.

3 conseils pour entretenir votre prairie

  • Pour maintenir la prairie en bon état, mieux vaut ne pas l’utiliser exclusivement pour le pâturage des chevaux. Il est indiqué d’alterner le pâturage et le fauchage. En fauchant la prairie de temps à autre, sa longévité en bénéficiera.

  • Tous les amateurs de chevaux le savent, mais ils sont peu nombreux à le faire : les excréments des chevaux doivent être évacués de la prairie. Les excréments stimulent les infestations de vers, ainsi que l’apparition de “refus” (endroits où l’herbe n’est pas mangée par les chevaux).

  • Pour garder la prairie en état, il est bon de faucher à temps les refus, et d’y passer un coup d’herse.

Source de l'article Versele-Laga